Quelle poule choisir

Choisir une poule est aussi délicat qu’adopter un autre animal. Il faut réfléchir avant de l’acquérir, savoir ce qu’on attend d’elle et connaître ses qualités ou ses défauts. Beaucoup de pondeuses sont très rustiques et peuvent vivre sous n’importe quel climat; encore faut-il être au courant de leurs habitudes et avoir la possibilité de leur aménager un parcours assez important.

poule-rousse

Certaines poules, très belles, sont de merveilleux oiseaux d’ornement, méconnus. Nous en décrivons un nombre important sur les quelque cent dix races existantes. Que ce soit des pondeuses ou des poules d’ornement, les poules sont toujours plus petites que les coqs et leurs coloris sont souvent moins éclatants.

Les poules pondeuses.

Elles sont très nombreuses; nous avons choisi cinq races. Ce sont des poules jolies, robustes, faciles à élever; elles ont contribué au renom de l’élevage français à l’étranger.

La bourbonnaise. Elle est herminée. Elle est rustique et elle aime la liberté. La bourbonnaise s’adapte à tous les climats et se nourrit facilement avec ce qu’elle trouve dans les champs ou dans son enclos.

Elle est bonne pondeuse, assez bonne couveuse. Les poussins sont faciles à élever.

La bressane. Elle peut être de couleur différente suivant son lieu d’origine: blanche si elle vient de Bény- Marboz, noire si elle provient de Louhans, grise si elle vient de Bourg-en-Bresse. Les pattes sont bleu acier. C’est une poule au squelette léger, qui se nourrit principalement d’insectes, de vers, de mollusques et de larves.

C’est une bonne pondeuse qui n’aime pas couver. Ses poussins, un peu délicats au départ, deviennent de beaux poulets.

La faverolks. Elle est originaire d’un village près de Houdan dont elle porte le nom. Elle est de couleur saumonée. Elle est assez volumineuse. Elle porte une barbe et des favoris blanc-crème qui font dire à son propos qu’elle a une tête de hibou.

Elle pond bien, couve bien et s’occupe très attentivement de ses poussins.

La gâtinaise. Elle est connue depuis des siècles. Toute blanche, c’est une poule rustique qui s’habitue à vivre sous les climats les plus difficiles.

C’est une remarquable pondeuse et une bonne couveuse. Elle élève bien ses poussins. Enfin, les poulets ne sont pas fragiles et s’élèvent facilement.

La houdan. Elle est également connue depuis fort longtemps. Elle est très populaire à cause de sa grande huppe qu’elle porte fièrement sur la tête, huppe si importante, qu’elle la gêne parfois pour voir.

Son plumage est caillouté; elle porte une barbe et des favoris. 11 est recommandé d’élever la houdan sur des terrains calcaires ou sablonneux.

C’est une remarquable pondeuse mais elle ne couve jamais, en conséquence, elle n’élève pas ses poussins.

Les poules d’ornement.

Elles sont beaucoup plus petites que les autres poules : la plus imposante, la brahma, pèse onze cents grammes et les plus petites, la frisée anglaise et la nagasaki, pèse respectivement quatre cents et cinq cents grammes. La plupart d’entre elles sont du reste des poules naines. Toutes ont des caractéristiques remarquables: une huppe sur la tête, une crête rare, des couleurs chatoyantes.

L’ancône. Son plumage est caillouté. Elle a une face ronde, un bec jaune, des yeux proéminents, une crête simple droite chez le coq et légèrement tombante chez la poule. Elle a une grande queue et de hautes pattes jaunes.

L’appenzelloise. Elle est pailletée, noire avec des reflets dorés ou argentés, ou noire. Elle a sur la tête une huppe en épi, deux cornes à la crête, une barbe, et un bec bleu. Son cou est arqué, sa ‘queue relevée. Ses pattes sont bleues.

L’ardennaise. Elle peut être dorée, perdrix doré, perdrix argenté ou noire à camail doré. Son cou est long et relevé, son camail abondant. Elle a une très longue queue et des pattes bleues. Sa crête est simple.

A noter: il existe une variété d’ardennaise qui ne comporte pas de queue.

L’australorp. Elle a un plumage noir à reflets verts, un dos large, un bec noir et des oreillons rouges.

La barbue d’Anvers. Son plumage peut être noir, blanc, coucou, caille, caillouté, mille-fleurs, porcelaine ou herminé. Son cou est court et son camail important. Ses pattes sont fines et lisses; sa queue est perpendiculaire au sol. Elle porte sur la tête une crête perlée. Elle a un bec recourbé, une barbe et des favoris rouges. A noter : la barbue de Grubbe est identique à la barbue d’Anvers, mais elle n’a pas de queue.

La barbue d’Ucele. Qu’il soit blanc, noir, bleu, caillouté ou mille-fleurs, son plumage est toujours abondant. Elle a une barbe considérable, un épais camail, une queue très fournie, perpendiculaire au sol chez le coq, oblique chez la poule. Des plumes formant culottes cachent les pattes. La crête est simple.

La bankiva. Elle a la silhouette d’un faisan et parfois les couleurs de son plumage. Il arrive toutefois qu’elle soit perdrix doré. Elle a la face foncée, des oreillons triangulaires blancs ou rouges, des pattes vert olive. La crête ne comporte pas de denture; la queue est longue.

La bamevelder. Elle est brune à dessins noirs. Sa tête est brune ou noire, son bec jaune, ses pattes jaunes, sa queue noire. Cette petite poule, toujours en activité, a une crête à cinq dents.

La brackel. Elle peut être blanche, chamois, bleue, argentée ou dorée. Elle a des oreillons blancs en forme d’amande, un bec et des pattes bleues. Ses cuisses sont cachées par des plumes; la queue est très importante et la crête à six dents est droite chez le coq, penchée chez la poule.

La brahma. Elle a un plumage herminé ou perdrix argenté, de longues pattes jaunes entièrement emplumées. Son cou est long et son camail important recouvre les épaules. La queue est verticale, les yeux sont proéminents et la crête à pois est étroite.

Le cou nu de Transylvanie. Elle est toute noire avec de grands yeux rouges et de hautes pattes bleues. Une touffe de plumes s’élève au-dessus de sa tète ronde. Son cou nu est orné d’une couronne de plumes qui évoque un collier. Le cou ainsi paré rappelle celui du condor.

La famennoise. Elle est toute blanche avec un bec blanc bleuté et des pattes bleues. Son cou est long et son camail tombe sur les épaules. Elle a un gros ventre. La crête simple est très légèrement penchée chez la poule.

La fauve de Mébaigne. C’est une petite volaille au corps allongé. Le coq est jaune fauve sur la tête, le camail, le dos et les ailes; le reste du corps est plus pâle. La poule est fauve. La queue noire à reflets verts est redressée chez le coq.

La frisée anglaise. C’est une toute petite poule de quatre cents grammes environ. Elle peut être blanche, noire, bleue, chamois rouge, herminée ou argentée. Ses plumes sont bouclées sur tout le corps et plus encore sur le cou qu’elle a court. Sa tête est lisse avec une crête simple et droite.

La hambourg. Elle peut être noire, blanche, argentée ou dorée avec des oreillons blancs. Sur sa tête fine, la crête perlée se termine par un éperon. Elle a une large queue courbée et des pattes fines sans plumes.

La hollandaise huppée. Noir-bleu, blanc, bleu, coucou, noir, le plumage s’assortit d’une huppe de même coloris; caillouté, il est rehaussé alors d’une huppe blanche. La hollandaise huppée a des yeux rouges et des oreillons blancs. Son camail est important et sa queue bien fournie; elle est dépourvue de crête.

La houdan naine. C’est une réduction de la houdan classique (voir p. 3 35). Elle peut être noire, bleue, blanche, cailloutée noir et blanc, cailloutée bleu et blanc. Elle porte une huppe et des favoris. Son cou s’orne de plumes bouffantes. La queue est très fournie. La crête très ouvragée chez le coq est minuscule chez la poule.

La java (Rosecomb Bantam en Angleterre). Le plumage est noir, blanc ou bleu. La face, rouge, porte des oreillons blancs. Les pattes sont courtes et lisses, le camail est important, la queue est très détachée vers l’arrière. La crête est perlée.

La langsbam naine. Elle peut être noire, blanche, bleue ou rouge-brun avec un bec noir. Elle est très haute sur pattes. Sa poitrine est large, son camail court et son cou long. Elle a une petite crête simple.

La minorque. Elle peut être noire, blanche, bleue ou coucou avec des pattes ardoise. Elle a un dos large et de grands oreillons ovales. Sa crête à six dents est droite chez le coq, penchée chez la poule. La minorque a une allure remarquable.

La nagasaki ou chabo. C’est la plus petite des poules (quinze à vingt-cinq centimètres). Elle peut être blanche, noire, bleue, fauve, dorée, argentée, blanche à queue noire ou noire à points blancs. Les pattes lisses, jaunes, sont cachées par des plumes. Son camail tombe sur ses épaules. Son cou est recourbé vers l’arrière et sa queue est si droite qu’elle rejoint l’arrière de la crête, qui est simple.

La naine belge. Elle est remarquable par son allure, on la dit fière. Le plumage est, le plus souvent, doré. Le cou est court, le camail, important. Sa longue queue, très fournie, est relevée. Sa face est nue et rouge. La naine belge a une crête simple et très petite.

La rùgre-soie. Elle est toute blanche, mais sa peau est noire. Elle n’a pas de plumes, mais un duvet qui évoque la soie. Elle porte une huppe blanche, un bec bleu, des barbillons violets, des oreillons turquoise et des ongles bleus. Sa crête est perlée. La nègre-soie est une excellente couveuse.

L’orloff. Elle peut être blanche, noire, rouge ou rouge mouchetée. Elle a une tête de hibou, une barbe, des favoris et un gros bec recourbé. Ses pattes longues sont lisses. La queue est étroite et relevée. La crête est très curieuse.

La padoue. Son plumage peut être chamois ou bien encore blanc à lisérés noirs, doré à lisérés noirs ou doré à lisérés blancs. Le bec et les pattes sont bleus. Elle porte une très belle huppe, sphérique chez la poule, retombante chez le coq. Elle a également une barbe, une cravate et des favoris. Le camail est très important et la crête infime.

La pékin ou cochin. Elle peut être noire, blanche, fauve, bleue, coucou ou cailloutée. Les cuisses et les pattes sont recouvertes de plumes formant culotte. Le cou est court; il disparaît sous un très beau camail qui retombe sur le dos. La queue est en boule, la crête est simple.

La phénix. Elle est assez rare. Elle peut être dorée, blanche ou pailletée. Elle a un camail important, une face nue et rouge, de longues ailes et une petite crête simple. Sa queue, qui atteint deux mètres de long, est remarquable, mais elle rend son élevage extrêmement délicat.

La sebright. C’est une petite poule qui peut être dorée, argentée ou citronnée. Les pattes sont bleues. La crête perlée se prolonge en arrière par un éperon horizontal. Sa queue est carrée.

La yokohama. Elle est blanche avec le dos, la poitrine et les cuisses rouge-brun chez le coq, la poitrine et les cuisses fauves chez la poule. Le camail est très abondant. Sa queue, très grande, est toutefois moins importante que celle de la phénix.

Où se procurer des poules.

La Société centrale d’aviculture, 34, rue de Lille, 75-Paris 7% vous donnera tous les renseignements utiles en ce qui concerne l’adresse des éleveurs spécialisés.

Vous pouvez également acheter vos poules sur des marchés mais à condition de ne pas chercher d’espèces rares. Deux autres possibilités vous sont offertes, l’achat d’œufs à couver si vous avez déjà de bonnes poules couveuses, ou l’acquisition de poussins.