La poule

C’

C’est généralement derrière la maison qu’on construit ou qu’on installe le poulailler, car on essaie le plus souvent de le cacher à la vue des arrivants et des visiteurs. Pourtant un poulailler n’a pas obligatoirement un aspect tristement utilitaire. Avec un peu de goût, il est même possible de lui donner un certain cachet. Vous pourrez, par exemple, le couvrir d’un toit de tuiles moussues ou d’ardoises brutes, peindre avec un compresseur 50l ses murs extérieurs dans un ton qui s’harmonise avec les arbres ou les massifs du jardin ou les passer à la chaux, décorer le sol de la cour avec des dalles ou de-vieux pavés. Bien entendu, ce décor exigera un peu plus de soins d’entretien, mais en échange votre poulailler peut prendre l’air d’une maisonnette et vous n’aurez plus aucune raison d’en avoir honte et de vouloir le dissimuler.

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La poule et le coq présentent, pour ceux qui prennent la peine de les observer, des sujets permanents d’amusement.

La poule toujours affairée est infatigable : dans un va-et-vient incessant elle cherche sa nourriture et rassemble ses poussins, cependant que le coq, superbe, jette des appels retentissants dès l’aube, et consacre le reste de la journée à se pavaner au milieu de la basse- cour, sans cesser de lancer d’impératifs cocoricos.

Son aspect.

Les amateurs de volailles, et particulièrement de volailles d’ornement, emploient des termes précis et spéciaux aussi bien pour la morphologie que pour la description du plumage, d’une simple plume, ou de la crête.

 

La morphologie: la crête, le bec, la queue, l’oeil sont très faciles à repérer et à désigner. La difficulté est plus grande quand on fait allusion aux barbillons, ou au pommeau de l’aile. Apprenez la morphologie de votre poule en détaillant le dessin ci-contre.

Les plumages: bien que dans la majorité des cas ils soient plus somptueux chez le coq que chez la poule, les définitions qui suivent s’appliquent à l’un et à l’autre.

–              Le plumage « mille-fleurs». On le nomme «jubille» en Angleterre. Les plumes sont rouges sur la tête; elles sont noires à nervures dorées avec une bordure orange, des pois noirs et un triangle blanc sur le camail. Les plumes du reste du corps sont chamois avec des points noirs et des triangles blancs. Les faucilles de la queue sont noires à triangle blanc.

–              Le plumage porcelaine est un mille-fleurs où le noir serait bleu, le chamois froment clair et l’ensemble plus pastel.

–              Le plumage caille a des plumes noires bordées d’or sur la tête et un bouquet fauve aux oreilles. Les grandes plumes du camail sont noires, les petites sont également noires mais avec des nervures et des barbes d’or. Celles de la poitrine sont jaune d’or à nervures claires. Celles du dos sont noires, à barbes fauves et nervures d’or. Celles des ailes sont noires à bordures marron, les plumes de l’abdomen sont brun-gris à barbes de soie.

–              Le plumage herminé offre un contraste blanc et noir. La tête est blanche; les plumes du camail sont également blanches, mais elles portant des rayures et des nervures noires. Les plumes des ailes sont noir et blanc, d’autres toutes blanches.

–              Le plumage caillouté ou pointé présente des plumes noires s’achevant en un triangle blanc, à dessins très régulièrement disposés.

Les plumes: la terminologie des plumes est tout aussi précise que celle des plumages.

–              La plume coucou porte des ovales foncés et clairs.

–              La plume pointée a une tache claire qui épouse la forme de son extrémité.

–              La plume pailletée a la même tache mais plus foncée.

–              La plume jaspée est foncée, seul le bord est clair.

–              La plume barrée porte des bandes claires et foncées.

–              La plume lacée est claire, le bord est foncé.

–              La plume rayée est foncée au centre, plus claire sur les bords, etc.

Une poulette jeune et sans expérience,

En trottant, claquetant, grattant,

Se trouva, je ne sais comment.

Fort loin du poulailler, berceau de son enfance (Florian),

Les crêtes: semblables dans la majorité des le coq et chez la poule, légèrement plus petit cette dernière, elles se présentent sous des différentes. Il y a des crêtes droites ou simples, crêtes simples penchées, des crêtes à pois, des crêtes perlées.

Son habitat.

Il consiste en un poulailler et terrain qui seront proportionnés au nombre de que l’on élève.

Le poulailler : il doit être exposé si possible au au sud-est. Vous le construirez de préférence en bois de douze millimètres d’épaisseur, que vous peindrez l’extérieur afin d’éviter un vieillissement prématuré du matériau. L’intérieur sera protégé par une couche de carbonyle. Prévoyez une ou deux grandes fenêtres.Pour trois ou quatre poules, la surface du poulailler sera environ de deux mètres carrés.

Le toit en pente, pour faciliter l’écoulement des eaux de pluie, sera situé à 1.50 m ou 1,75 m du sol, qui prévu en ciment; il pourra ainsi être lavé à grande eau. Le sol en terre battue est à proscrire, les poules ont la mauvaise habitude de creuser le sol et de se « poudrer » de terre.

L’aménagement intérieur se composera de deux planches étroites, l’une en haut qui servira de perchoir, l’autre plus basse destinée à recevoir les déjections. Des nids ou pondoirs garnis de paille seront disponible à même le sol, mais sur une planche en bois afin de l’ isoler du froid et de l’humidité.

Le terrain : il sera de préférence en herbe. Pour être idéal, sa surface doit être assez importante. Les éleveurs expérimentés proposent de huit à dix mètres carré par poule. Cette surface n’est évidemment pas proportionnelle au nombre de poules et dix poules n’auront pas besoin de cent mètres carrés pour se promener, dans le calcul des dimensions à attribuer à la surface du terrain, il ne faut pas oublier que les poules marchent sans cesse et qu’elles grattent le sol, toujours à la recherche d’un ver de terre. Le sol se détériore donc rapidement et la meilleure solution consiste à séparer Ie terrain en deux et à faire passer les volailles d’un côté pendant que l’herbe repousse de l’autre.

Afin d’éviter que les poules n’abîment fleurs et plantations, le terrain sera clos d’un grillage assez fin, ce qui aura pour autre avantage d’interdire l’entrée du poulailler aux rapaces et aux rongeurs.

A savoir: la poule doit trouver du gravier dans son enclos,  le gravier broie les aliments dans le gésier.